La Roque-d’Anthéron est un charmant village situé au NO d’Aix-en-Provence, au pied de la Chaîne des Côtes. Cette balade nature nous entraînera le long de la Durance, frontière naturelle avec le Vaucluse. Ce sera l’occasion de traverser la plaine maraîchère, la ripisylve, les digues construites au fil du temps tout en observant la faune et la flore. Entre l’Epi du Deffend et le Domaine des Iscles, nous suivrons la véloroute de la Durance, chemin jalonné d’espaces de repos, d’une aire de pique-nique et de panneaux d’information sur la biodiversité locale. C’est un milieu d’une étonnante richesse ! La Roque d’Anthéron est l’un des rares lieux en France où est élevé le fameux cheval blanc Lipizzan, espèce noble et rare.

Belles vues sur la chaîne des Côtes, le Luberon et le village de Lauris de l’autre côté de la Durance.

Inscription obligée avec votre lieu de RV au plus tard la veille avant midi

  par MAIL : brigitte.cazeres@free.fr  

  ou par SMS : 06.20.53.01.69

 1er RV : 12h45 à TRETS sur le parking d’Auchan, angle ch. du Loup et bd de l’Europe (D6).

Covoiturage à organiser.

Trets – La Roque-d’A. : 55km, 55mn par Rognes.

– 2e RV : 13h15 à PUYRICARD (D14) sur le parking de la pharmacie du Village du Soleil.

Covoiturage à organiser.

Puyricard – La Roque-d’A. : 22km, 25mn par Rognes.

 

3e RV : 13h45 à LA ROQUE-D’ANTHERON par la D561 et la D23, en bas de l’av. Paul Onoratini. Se garer dans le pré devant la grille du Parc du Château de Florans, Départ de la rando.

Covoiturage à organiser.  

– D’Aix : 31 km, 45 mn par Rognes.

– De La Fare-les-O. : 30km, 50mn par Coudoux et Lambesc.

– De Marseille (7e) : 62km, 1h05 par Aix et Rognes.

 

Application gratuite WAZE sur votre portable pour vos déplacements.  

Pour cette rando, entrez : Parc du Château de Florans, La Roque-d’Anthéron

 

LE COIN DES ‘’SAVANTURIERS’’  

(La lecture nuit gravement à l’ignorance)

 

LA BASSE VALLÉE DE LA DURANCE

La Durance prend sa source au mont Chenaillet, au-dessus de Montgenèvre (05). Rivière au régime méditerranéen, elle se caractérise par une vallée étroite et pentue en partie haute, qui s’élargit et s’adoucit à partir de la clue de Mirabeau. De là et jusqu’à la confluence avec le Rhône, la vallée de la Durance présente un lit large, une pente adoucie et offre un vaste paysage encadré par les collines des massifs des Costes et des Alpilles, en rive gauche, et du Petit et Grand Luberon en rive droite.

Elle est protégée par la ripisylve -ou forêt alluviale- constituée de peupliers, saules,… On peut observer une faune typique des milieux d’eau douce : Rollier d’Europe, Guêpier d’Europe, Héron pourpré, Foulque macroule (poule d’eau),… ou des traces du Castor d’Europe. Les oiseaux nichent dans les arbres de la ripisylve et se nourrissent sur les espaces agricoles.

Les galets de la Durance sont des matériaux nobles, leur usage est réservé à des ouvrages de grandes technicités. Ils sont reconnus pour leurs caractéristiques et leurs propriétés physico-chimiques qui en font un matériau silico-calcaire très résistant destiné à la construction d’ouvrages de génie civil, d’infrastructures et de bâtiments de haute qualité (autoroutes, ouvrages d’art, voies ferrées).

 

LES CANAUX

La Roque d’Anthéron est une cité construite sur les anciennes terrasses de la Durance. L’homme a su en tirer la quintessence, détournant l’eau des Alpes pour la partager avec la Provence. Ainsi sont nés les canaux.

Du nord au sud :

– Le CANAL DE CRAPONNE (16es.) construit en 1554 par Adam de Craponne, ingénieur du Roy Louis XII. Il amène l’eau de la Durance jusqu’à Salon grâce à la pente naturelle du terrain et transformera le désert de la Crau. Aujourd’hui, ce canal traverse toujours plusieurs villages de Provence et s’étend sur plus de 200 km de long.

– Le CANAL DU MOULIN (16es.) est le plus vieux canal de La Roque. Il prenait l’eau dans la Durance pour alimenter l’ancien moulin. Il aboutit actuellement dans le Parc du Château.

– Le CANAL DE MARSEILLE (19es.) prouesse technologique ! Il a été construit sous la direction de l’ingénieur Franz Mayor de Montricher (1810-1858), amenant ainsi les eaux de la Durance vers Marseille à partir de 1849, approvisionnant la ville en eau potable.

 

LES PIERRES DE LA DURANCE

Variolite… Quésaco ?

« Je suis une roche née au fond de l’océan, au Jurassique moyen (160 millions d’années), à une époque où de grands volcans y répandaient leurs laves. Au contact de l’eau de mer, la lave se refroidissait très vite. Apparaissaient alors de toutes petites pustules rondes qui m’ont donné l’aspect que j’ai aujourd’hui : une roche vert-sombre parsemée de taches claires rappelant les sinistres boutons de la variole. D’où ce nom de variolite.

Au moment de la formation des Alpes, j’ai été transportée en altitude, non loin de Briançon, au sud du col de Montgenèvre. Depuis, la pluie, la neige, le gel m’ont attaquée et transformée en blocs de plus en plus petits, roulés, polis, puis transportés au fil du temps par la Durance jusqu’à vous. »

En des temps pas si éloignés que ça, en l’absence d’antibio et de médicaments, l’usage de produits naturels était répandu. Les plantes et décoctions ne pouvant pas tout, depuis longtemps les hommes s’étaient tournés vers l’usage des pierres pour le traitement ou la prévention de différents troubles ou maladies.

C’est pourquoi, pas un seul berger ne se déplaçait sans une variolite dans sa poche, ou suspendue au cou d’une brebis ou de béliers conducteurs de troupeaux. Parfois utilisée comme sonnaille, parfois plongée dans l’abreuvoir, mais aussi enterrée à l’entrée de la bergerie ou incluse pour certaines dans les murs de construction, la peira picota, pierre à la picote, autre nom donné à la variolite, devait ainsi protéger ou guérir les ovins et caprins de la variole du mouton et autres maladies bactériennes contagieuses, véritable fléaux économiques et sanitaires de l’époque. 

Aussi appelée pierre à venin, elle les protégeait des morsures de serpent, des esprits errants de la montagne et des attaques de loups. Les femmes s’en frottaient le ventre pour être fécondes. Les variolites étaient utilisées en application directe ou par l’eau de trempage que l’on buvait.

 

dernière modification le 24 mars 2026 par Robert