Jeudi, en cette 1ère semaine des vacances, nous irons à Ventabren situé à 14 km à l’ouest d’Aix pour ce circuit sans difficulté et ouvert à tous. Au départ à 13h50 du complexe sportif Ventabrennais, chemin du Plateau par la D64, nous rejoindrons, dans une magnifique pinède au sud-est du village, l’aqueduc de Roquefavour, superbe ouvrage du 19e siècle qui permet au Canal de Marseille de franchir les gorges de l’Arc. Il est reconnu comme le plus grand aqueduc en pierre au monde. Nous découvrirons en chemin les ruines de l’oppidum de Roquefavour -ou Baou de Mario- habitat fortifié celto-ligure du 1er siècle av. J.C..

Nous aurons une vue panoramique sur le canal de Marseille, le village de Ventabren, le territoire du Pays d’Aix, la chaîne de l’Étoile et Sainte-Victoire.    

Essai offert aux nouveaux adhérents. 

Inscription obligatoire avec votre lieu de RV au plus tard la veille :

  par mail : brigitte.cazeres@free.fr  

  ou par tél : 06.20.53.01.69

 1er RV : 13h à Trets sur le parking d’Auchan, angle ch. du Loup et bd de l’Europe (D6).  

Covoiturage à organiser.

Trets – Ventabren : 39km, 45mn par A8 vers Aix (sortie Jas-de-Bouffan), D10 Route de Berre et D64 jusqu’à Ventabren.

 

 2e RV : 13h20 au Canet-de-Meyreuil à l’Auberge Provençale, Impasse de Provence, D7N route d’Aix. Se garer dans l’impasse avant le restau.  

(Waze : Impasse de Provence, Meyreuil). Covoiturage à organiser.

Le Canet – Ventabren : 24km, 25mn par A8  vers Aix (sortie Jas-de-Bouffan), D10 Route de Berre et D64 jusqu’à Ventabren. 

 

3e RV : 13h50 à Ventabren D64, chemin du Plateau vers Complexe Sportif, sur le grand parking au niveau du dernier virage. Départ de la rando.

Covoiturage à organiser.

D’Aix : 15km, 20mn par D10 route de Berre et D64 jusqu’à Ventabren.

De Puyricard : 19km, 28mn. RV à 13h15 à la pharmacie du Village du Soleil D14.

De La Fare-les-Oliviers : 12km, 20mn.

De Cassis : 65km, 55mn.

De Marseille (7e) : 42km, 40mn.

Plusieurs itinéraires sont possibles :

– En venant de la D10, route de Berre, au monument aux Morts de Ventabren, suivre la D64 et prendre à droite le chemin du Plateau qui monte au Complexe Sportif. Se garer sur le grand parking au niveau du dernier virage.

– En venant de la D65, route de Roquefavour, prendre la D64 vers Ventabren. Avant d’arriver au village, prendre à gauche le chemin du Plateau qui monte au Complexe Sportif. Se garer sur le grand parking au niveau du dernier virage.

https://goo.gl/maps/Nab64ByFPQSTFaQo9

 

Application gratuite WAZE sur votre portable pour vos déplacements.  

Pour cette rando, entrez : Skate Park, chemin du Plateau, Ventabren                                                                              

 

LE COIN DES ‘’SAVANTURIERS’’

(La lecture nuit gravement à l’ignorance)

Ventabren est un important bourg résidentiel avec un noyau villageois ancien agréable à visiter. Le site du village et ses abords sont classés. Beau moulin à vent.

L’origine du nom Ventabren a plusieurs étymologies possibles ; la plus vraisemblable, vent, le vent, et bren, écraser le blé avec une meule et le battre, afin que le vent emporte l’enveloppe.

Très fort développement démographique. En 1962 : 603 hab. En 2023 : 5 839 Ventabrennais(es).

La commune est traversée par la vallée de l’Arc. Ce fleuve long de 83km prend sa source à Pourcieux (83) et se jette dans l’Etang de Berre.

 

Aqueduc de Roquefavour et canal de Marseille (19e s.)

 

‘’En Prouvenço l’aïgo es d’or’’ (En Provence l’eau c’est de l’or)

 

L’aqueduc de Roquefavour, inspiré du pont du Gard romain avec ses 3 rangs d’arcades, est le plus grand pont aqueduc en pierre au monde : 393 m de long et 83 m au dessus de l’Arc.

(En comparaison, le pont du Gard, de 18 siècles son aîné, ne fait que 266 m de long et 47 m de haut).

Considéré par Lamartine comme l’une des merveilles du monde, l’aqueduc de Roquefavour voit son histoire intimement liée à celle des Marseillais.

Depuis les Grecs, la ville de Marseille se contentait de capter les eaux de ses puits et des sources voisines. Certaines pénuries contraignirent ainsi les Marseillais à ne pas consommer plus de 10 litres par jour et par personne. La grande sécheresse et l’épidémie de choléra de 1834 signa l’acte de naissance de l’aqueduc.

Le Maire de l’époque, Maximin Consolat, fit voter la construction d’un canal qui conduirait jusqu’à Marseille les eaux de la Durance.

 

Un jeune ingénieur des Ponts et Chaussées, Franz Mayor de Montricher, trace les plans du « canal de Marseille ».

Il n’a que 28 ans et va consacrer plusieurs années de sa vie à ce projet ambitieux : la construction d’un canal de 84 km (dont 18 km souterrains), traversant 37 communes et impliquant l’édification de 9 aqueducs.

Il réalisera entre 1841 et 1847 le plus spectaculaire, celui de Roquefavour qui permet aux eaux de la Durance d’enjamber la vallée de l’Arc.

Ce fut un chantier gigantesque. Près de 5 000 ouvriers s’affairent aux tâches de creusement (fondations de 10 m de prof.), de construction et de transport de matériaux. Dans les carrières voisines de Velaux, 300 tailleurs de pierre travaillèrent à son extraction, les blocs pesant parfois plusieurs tonnes. Une voie ferrée de 9 km est construite pour les acheminer.

Le 30 juin 1847, les eaux de la Durance franchirent l’Arc et arrivèrent à Marseille le 8 juillet. Mise en service en 1849.

Le canal de Marseille est jusqu’en 1970 la principale alimentation en eau de la ville et de nos jours encore, il y contribue pour les 2/3 avec un débit de 4,5 m3/seconde.

L’aqueduc de Roquefavour est classé aux monuments historiques depuis 2005.

 

Oppidum de Roquefavour (Baou de Mario)

 

Ce site d’habitat perché est un village fortifié celto-ligure occupé au 1er siècle av. J.C. Les premières traces d’occupation remontent au 3e siècle avant notre ère.

Situé à 181 m d’altitude sur le plateau qui surplombe l’aqueduc de Roquefavour, ce vaste oppidum, d’une surface de 6 ha, est reconnu comme l’un des plus vastes de la Provence Occidentale. Sa position le présente comme un poste clé important, véritable ‘’verrou’’ commandant le passage qui mettait en relation la basse Vallée de l’Arc et l’étang de Berre.

Il comporte de puissantes fortifications : un mur de 600 m de long qui protège les flancs nord et ouest. Des falaises offrent une défense naturelle des autres côtés. 

 

Des fouilles archéologiques ont été entreprises de 1975 à 1985 sous la direction de Jean-Pierre Musso. Les artefacts découverts sont exposés au Musée Archéologique de Ventabren.

 

’La tradition voulait que les légions romaines du Général Caïus Marius y aient installé en 103 av. J.C. leur camp afin de fondre sur les Cimbres et les Teutons. Les légendes sont vivaces et parfois romancées. Le matériel archéologique exhumé, véritable fossile directeur d’une archéologie moderne et comparative, nous permet de proposer scientifiquement que l’oppidum de Roquefavour présente les caractéristiques d’une occupation CELTO-LIGURE, au sens large du terme, au faciès des OPPIDA, et en aucun cas pour l’instant d’une présence militaire en provenance de Rome’’. P. MUSSO, Président du G.E.A.V. (Groupe d’Etudes Archéologiques de Ventabren)

 

 

 

dernière modification le 16 février 2026 par Robert