Au départ du parking ‘’Visiteurs’’ (alt. 30 m) à l’entrée du village de Niolon situé sur la commune du Rove à 20 km à l’ouest de Marseille, dans la chaîne de la Nerthe, nous partirons à l’assaut d’un fort napoléonien construit après la défaite française face à la Prusse. A 190 m d’altitude, la vue est saisissante sur la Côte Bleue, l’Estaque, Marseille et la ‘’Bonne Mère’’, l’archipel du Frioul, Marseilleveyre et même sur Sainte-Victoire.
Circuit peu fréquenté et sans difficulté -hormis les 160 m de dénivelé sur le sentier qui monte au fort, à prendre cool-. Retour tranquille à Niolon sur de bons chemins à travers la garrigue.


Participation : 1 ticket. Essai offert aux nouveaux.

Merci de répondre au plus tard la veille en m’indiquant votre lieu de RV :

*  par MAIL : brigitte.cazeres@free.fr 

*  ou par SMS sur mon portable : 06.20.53.01.69

1er RV : 13h à Trets sur le parking du supermarché Casino bd de l’Europe (D6).

Covoiturage à organiser.

Trets > Niolon : 45 mn, 51 km par D6 et A55.



2e RV : 13h20 au Canet-de-Meyreuil sur le parking de l’Auberge Provençale (D7N route d’Aix). Se garer dans l’impasse après le restau. 

Covoiturage à organiser.

D’Aix : 10 mn, 8 km par A8 vers Nice, sortie 32 (Fuveau) péage 1 €. Au rond-point, à droite D7n vers Aix sur 50 m. L’Auberge Provençale est sur la droite. Ou par Palette D7n : 15 mn, 8 km.

Le Canet > Niolon : 35 mn, 39 km par D6 et A55.



3e RV : 13h55 à Niolon sur le parking visiteurs obligatoire à l’entrée de Niolon (panneau). Départ de la rando. 

– D’Aix : 40 mn, 42 km par A51 direction Marseille, puis A7/E714 vers Fos, Martigues, aéroport, l’Estaque, puis A55 vers Martigues, Fos. Prendre la sortie 7 Marignane, Gignac-la-Nerthe, Le Rove. Faire le tour du rondpoint
direction Ensuès-la-Redonne, Niolon. Au rondpoint du Rove, prendre à droite la D5 vers Ensuès-la Redonne et 3,5 km après, à gauche, la D 48 vers Niolon.

– De Puyricard : 35 mn, 44 km.

– De Marseille : 32 mn, 31 km par A55 autoroute du Littoral, sortir à L’
Estaque. Traverser L’Estaque et se rendre au village du Rove, se diriger
vers Ensuès et prendre à gauche la D48 qui descend vers le hameau de Niolon.

Pour cette rando, entrez : Parking Niolon, Route de Niolon, Le Rove



LE COIN DES ‘’SAVANTURIERS’’ :

(La lecture nuit gravement à l’ignorance) 


La chaîne de l’Estaque et la Côte Bleue


Cette chaîne calcaire, située à l’ouest de Marseille, est aussi appelée chaîne de la Nerthe (du provençal ‘’nerto’’ signifiant ‘’myrte’’, arbrisseau à fleurs blanches dont le massif est couvert). Elle sépare l’étang de Berre des rives de la Méditerranée.

La Côte Bleue désigne un territoire et un Parc Marin. S’étalant sur une trentaine de km, elle ferme la rade de la cité phocéenne à l’opposé du massif des Calanques. Adossée à la chaîne de l’Estaque, elle est une succession de  petits ports lovés dans de minuscules et discrètes calanques, telles que Niolon, Méjean ou La Redonne. Le train de la Côte Bleue la sillonne avec des paysages magnifiques.


L’Estaque des peintres



‘’L’Estaque et le golfe de Marseille’’ de Cézanne,  ‘’Viaduc de L’Estaque’’
de Braque,  ‘’L’Estaque’’ de Derain.



Durant 60 ans, de 1860 à 1920, à la suite de Paul Cézanne, une dizaine de peintres de renom (Renoir, Derain,  Braque, Dufy, Marquet, Othon, Friesz, Macke, Guigou, Monticelli) se sont enthousiasmés pour les sites de la chaîne
et du village de l’Estaque. Ils étaient attirés par les contrastes de couleurs : bleu de la mer, vert des pins, blanc,  ocre et rouge des calcaires et des sols, et les lignes des paysages : courbes des collines et arches des viaducs, rade de Marseille et, en toile de fond, Marseilleveyre. Trois grands courants de la peinture s’y sont succédé : impressionnisme, fauvisme et cubisme. L’œuvre de Braque, en particulier, illustre très bien l’ évolution du fauvisme vers le cubisme.



Niolon, perle de la Côte Bleue et centre de plongée UCPA



La calanque de Niolon (commune du Rove) offre un point de départ idéal pour les plongeurs qui souhaitent explorer les fonds marins environnants composés de corail rouge, de langoustes, de galathées, de poulpes, de congres, ou encore, de nudibranches. Situé sur un ancien fort militaire construit en 1860 et utilisé par les Allemands lors de la 2de guerre mondiale, ce village sportif donne sur l’archipel du Frioul et le mythique phare du Planier. Doté  d’installations techniques de pointe, ce site est une référence et fait partie des cinq bases de plongée de la  Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins ( FFESSM).   

L’équipe de l’UCPA est très investie dans la sensibilisation du public, à la protection du milieu marin et à une  meilleure gestion des ressources de pêche.

En fonction du vent et de la houle, il existe sur ce site de nombreux spots exceptionnels entre 10 et 50 m de  profondeur. Quelques épaves de bateaux et d’avions jonchent les fonds marins, pour le plus grand bonheur des
plongeurs…

La vérité habite un puits, mais sans les porteurs d’eau, elle y resterait.
Eugène Labiche


Le Fort de Niolon (alt. 193 m)



Après le traumatisme de la défaite de 1870 contre la Prusse, la France cherche à renforcer la protection de ses  frontières et de ses villes stratégiques. Une commission, dirigée par le général Serré de Rivière, pilote ainsi la construction de plus de 400 ouvrages militaires sur l’ ensemble du territoire, entre 1874 et 1885.

Le fort de Niolon a été construit en 1880, sous la IIIe république, pour protéger la rade de Marseille. Édifice d’une qualité architecturale remarquable avec des blocs de pierre massifs, des pourtours pour les fenêtres, ce site est exceptionnel car il embrasse toute la baie de Marseille, de l’Estaque à la Pointe Rouge en passant par les îles du Frioul.
En 1892, l’armement du fort était constitué d’une dizaine de canons.

A Partir de 1942 et jusqu’à la libération de Marseille le 28 août 1944, les allemands occupèrent les lieux avec des batteries côtières en complément de celles situées au Frioul pour empêcher un éventuel débarquement des Alliés
en terre de Provence.

L’ensemble de ces bâtiments et des collines environnantes a été cédé au Conservatoire du Littoral pour  sauvegarder ce carré de littoral non construit et non bétonné, ce qui est rare sur les côtes méditerranéennes.