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Nous vous proposons pour ce jeudi un circuit au départ de l’Hostellerie de la Sainte-Baume (alt. 669m) où l’on peut se restaurer. Nous traverserons une forêt relique unique en Provence où les couleurs sont magnifiques en automne : or clair des tilleuls et des hêtres, jaune cuivré des marronniers, brun mordoré des chênes, rouge orangé des érables, vert foncé des pins sylvestres, des ifs et des houx. C’est à l’aplomb du Saint-Pilon que se trouve la grotte de Sainte Marie-Madeleine (alt. 926m), haut lieu de pèlerinage depuis le Ve siècle, but de notre balade d’où nous aurons de très belles vues sur les sommets alentour : Sainte-Victoire, Regagnas, mont Aurélien… Retour à l’Hostellerie par le chemin des Roys.

Image associée  https://img.over-blog-kiwi.com/1/50/36/40/20170603/ob_29b840_coeur-foret-de-la-sainte-baume-helenes.JPG

Participation : 1 ticket. Séance d’essai GRATUITE pour les nouveaux.

Inscription obligatoire au plus tard la veille de la rando

et indication du RV choisi :  

  par MAIL : brigitte.cazeres@free.fr  

  ou par SMS : 06.20.53.01.69

– 1er RV : 13h à TRETS sur le parking du supermarché Casino bd de l’Europe (D 6 vers St-Maximin).

Dan y sera pour organiser le covoiturage. Il ne prendra pas sa voiture mais pourra faire le chauffeur.

Trets > Hostellerie de la Ste-Baume : 42 mn, 40 km par A8 sortie 34 St-Maximin. A Nans-les-Pins, suivre D80 vers Plan-d’Aups jusqu’à l’Hostellerie. (Covoiturage A/R 10 €).

Ou 42 mn, 26 km par Kirbon D12 et St-Zacharie D480 et D80 (Covoiturage A/R 5 €).

 

– 2e RV : 13h au CANET-DE-MEYREUIL sur le parking de l’Auberge Provençale (D7n route d’Aix). Se garer dans l’impasse après le restau.

J’y serai pour organiser le covoiturage.

Le Canet > Hostellerie de la Ste-Baume : 45 mn, 53 km par A8 sortie 34 St-Maximin. A Nans-les-Pins, suivre D80 vers Plan-d’Aups jusqu’à l’Hostellerie. (Covoiturage A/R 17 €).

 

3e RV : 13h50 à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, D80 Route de Nans, 83640 Plan-d’Aups-Ste-Baume. Départ de la rando. 

D’Aix : 56 mn, 61 km par A8 sortie 34 St-Maximin. A Nans-les-Pins, suivre D80 vers Plan d’Aups jusqu’à l’Hostellerie. (Covoiturage A/R 18 €). Ou 56 mn, 48 km par A52 sortie 33 La Bouilladisse, Auriol et D45a vers Plan d’Aups (Covoiturage A/R 12 €).

De Puyricard : 1h, 69 km. Partir à 12h50.

De Marseille ou de Cassis : 50mn, 43 km par A50, A52 et A520 vers Auriol, puis D45A Route de la Ste-Baume et D80 vers Plan-d’Aups jusqu’à l’Hostellerie.

 

LE COIN DES ‘’SAVANTURIERS’’ (La lecture nuit gravement à l’ignorance)

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Aménagé au XIVe siècle par Les Dominicains, le chemin des Roys fut jusqu’en 1897, date de la construction de la RD80, le seul chemin d’accès à la grotte depuis Nans-les-Pins. De nombreux Rois de France, dont Saint-Louis et Louis XIV, plusieurs papes, des milliers de grands seigneurs et des millions de fidèles feront le pèlerinage de la Sainte-Baume. Des 7 oratoires d’origine, il n’en reste que 4. Ils ont été érigés en 1516 par l’Archevêque d’Arles.

Image associée  Image associée  Dans le Var, à la recherche de Marie Madeleine la provençale - Geo.fr

   

La grotte de Ste Marie-Madeleine est une grotte naturelle creusée par l’érosion. Bien avant l’ère chrétienne, c’était déjà un lieu de culte de la fécondité notamment (Artémis). C’est devenu un lieu de pèlerinage chrétien. La présence de religieux dans le massif remonte au début du Ve siècle avec les Cassianites (disciples de saint Jean Cassien, célèbre pour sa règle monastique ‘’les institutions cénobitiques’’) venus de l’abbaye Saint-Victor à Marseille. Ils s’installent dans le massif vers 415. On ne garde pas trace aujourd’hui de leur passage. Il semble que des vestiges de cette époque aient été perdus à la Révolution…

Après les Cassianites, les Bénédictins s’installent vers le VIIIe siècle avant de céder la place aux Dominicains qui se sont vus confier le sanctuaire depuis 1295.

La sainte grotte est un lieu de silence, de retrait par rapport à l’agitation du monde, dans la simplicité et la force de ce lieu à part. On peut y voir un reliquaire contenant un tibia et une mèche de cheveu de Marie-Madeleine. Elle a une orientation plein nord (origine symbolique de l’humanité) et est éclairée seulement le 22 juin, quasiment le jour du solstice d’été. Les 150 marches pour y accéder représentent les 150 psaumes du roi David ou les 150 ‘’Ave’’ de la prière du Rosaire..

 

     

A la 12e station sur 13 du chemin de Croix, on retrouve l’initiative du Père Vayssière, artisan-créateur du ‘’Calvaire’’, inauguré le 8/07/1914 en même temps que les 150 marches.

’La Piéta’’ (la descente de la croix) est la 13e station du chemin de croix. C’est une œuvre de la juive convertie Marthe Spitzer (1932). Offerte par l’église de la Madeleine de Paris, elle fut installée sur le parvis de la grotte.

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Celui que tu cherches, tu le possèdes et tu ne le sais pas ? Tu as la vraie et l’éternelle joie et tu pleures ? Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors. Ton cœur est mon tombeau. Je n’y suis pas mort, mais j’y repose vivant pour toujours ». (Prière d’un moine inconnu du 13e s.)

D’où l’expression ‘’Pleurer comme une Madeleine’’ : son œil qui pleure est la source qui comble notre soif.

 

SAINTE MARIE-MADELEINE (OU MARIE DE MAGDALA)

  

Elle semble bien être cette femme qui apparaît pour la 1ère fois dans l’Evangile de façon anonyme, sous les traits d’une pécheresse, et du cœur de qui le Christ chasse 7 démons. Selon la tradition de Provence : au 1er siècle, chassée de Béthanie, elle accosta aux Stes-Maries-de-la-Mer. Recherchant la solitude et la contemplation, c’est dans cet abri précaire qu’en 47, la sainte se réfugia après avoir évangélisé Marseille et sa région. Durant 33 années, elle s’est nourrie de racines et désaltérée avec l’eau du ciel. Sept fois par jour, élevée par les anges, elle priait sur le roc situé au-dessus de sa grotte, le St Pilon où a été érigée une chapelle du même nom en 1618.

Arrivée au crépuscule de son existence, la Sainte, emmenée par les anges rejoint Maximin, un des 72 disciples du Christ. C’est dans la crypte de la basilique gothique de St-Maximin que se trouve le sarcophage attribué à Ste Marie-Madeleine.  

 

SAINT MAXIMIN

 

Marie-Madeleine fut ensevelie par saint Maximin dans le village qui prit son nom au bord de la Voie Aurelia. Caché en 710 par crainte des Sarrasins, le corps de Marie-Madeleine fut découvert le 7 décembre 1279 grâce à Charles II, comte de Provence. La crypte de la Basilique Royale de Saint-Maximin, où sont conservés les tombeaux paléochrétiens, fut considérée par le père Lacordaire, dominicain du XIXe s., comme le 3e tombeau de la chrétienté après Jérusalem et Rome. Etape incontournable du Chemin de Compostelle entre Rome et les Pyrénées, la Grotte de la Ste-Baume reçut la visite d’innombrables pèlerins. Parmi eux, 8 papes, des évêques, 14 rois et reines et une dizaine de saints de l’Europe entière. FIN.