Jeudi, nous irons balader dans la chaîne des Côtes, à 20 km au nord-ouest d’Aix. A mi-chemin entre Lambesc et La Roque-d’Anthéron, dans la Forêt communale, nous partirons du parking Randonneurs situé sur la D67A pour rejoindre la tour de guet de Tresquemoure et le plateau de Manivert où se dresse à 480 m d’altitude la chapelle Sainte-Anne de Goiron. Nichée entre pins et chênes, elle semble jouer du soleil et de l’ombre, comme pour mieux protéger le souvenir des Résistants, tués en ces lieux lors de la dernière guerre. Sous-bois tranquilles et accueillants ainsi que des points de vue remarquables du Luberon à Ste-Victoire agrémenteront cette balade.

 

Participation : 1 ticket. Essai offert aux nouveaux.

 

Merci de répondre au plus tard la veille en m’indiquant votre lieu de RV :

 

  par MAIL : brigitte.cazeres@free.fr  

  ou par SMS sur mon portable : 06.20.53.01.69

 

 1er RV : 12h40 à Trets sur le parking du supermarché Casino bd de l’Europe (D6).

Covoiturage à organiser.

Pour y aller avec WAZE, entrer : Supermarché Casino, Chemin du Loup, Trets.

 

 2e RV : 13h au Canet-de-Meyreuil à l’Auberge Provençale, Impasse de Provence (D7N route d’Aix). Se garer après le restau, le long de l’impasse.  

Covoiturage à organiser.

Pour y aller avec WAZE, entrer : Impasse de Provence, Meyreuil.

 

3e RV : 13h20 au rond-point de Lignane D7N (entre Célony et St Cannat) sur le parking du Bar à tapas LA PLAGE, 72 Route de Rognes (à droite au tout début de la route de Rognes).

Pour y aller avec WAZE, entrer : 72 Route de Rognes, Aix-en-Provence.

 

4e RV : 13h40 à environ 3km de Lambesc sur le parking Randonneurs en terre situé sur la D67A qui va à La Roque d’Anthéron. Départ de la rando.

Pour y aller :

– Après St-Cannat, arriver à Lambesc par D7N. Au rond-point, tourner à gauche sur la D15 vers Lambesc-centre.

– Passer devant la Poste et au niveau de l’Hôtel de Ville, tourner à droite sur la D67 vers Charleval et La Roque d’Anthéron.

– Suivre la D67A vers la Roque d’Anthéron et Monument aux Héros et Martyrs de la Résistance.

– Après le panneau  FORÊT COMMUNALE de LAMBESC, se garer un peu plus loin à gauche sur le parking en terre avant la montée où se trouve un grand panneau « FORÊT COMMUNALE DE LAMBESC – SENTIERS DE RANDONNEES DE LA COUELLE« .

 

LE COIN DES ‘’SAVANTURIERS’’  

(La lecture nuit gravement à l’ignorance)

 

LAMBESC, la « Versailles Provençale »

Actuellement, Lambesc compte près de 9 900 lambescain(e)s. La ville est traversée par la Touloubre, petit fleuve des BdR de 59 km qui prend sa source à Venelles et se jette dans l’étang de Berre près de St-Chamas.

 

Chapelle Ste-Anne de Goiron (XIe s.)

         

Classée monument historique, cette très belle chapelle romane, qui date probablement du XIe siècle mais qui a connu d’importantes transformations jusqu’au XIIIe siècle, fut construite par des ermites appartenant, pense-t-on, à l’ordre des Pontistes résidant au bord de la Durance en un lieu dit Silvacane et qui furent les précurseurs des moines fondateurs de l’Abbaye qui porte le même nom.

Ces ermites reçurent en don tout le plateau appelé alors Munivert (aujourd’hui, Manivert). L’acte de donation signé ‘’Teudebert de Lambesc’’ date du 29 mai 1048.

La chapelle est un monument en forme de croix latine, au toit couvert de lauze, pierres plates carrées tirées des roches même du plateau. Les contreforts extérieurs soutiennent une voûte en berceau qui supporte cette lourde toiture. Un campanile sans cloche s’élève au-dessus du chœur.

 

La chapelle placée sous le vocable de Sainte-Marie (elle s’appelait à l’origine Sainte-Marie de Valbonnette) fit partie des possessions de l’abbaye bénédictine Saint-André d’Avignon jusqu’en 1155. A cette date, elle est cédée à  l’Abbaye de Silvacane et desservie par ses abbés jusqu’à leur disparition en 1444. Elle passe alors au chapitre d’Aix avec Silvacane. Ce n’est qu’au XVIe siècle que ’’La filleule de Silvacane’’ passe sous le vocable de Sainte-Anne. Elle devient un lieu de pèlerinage où les habitants des villages voisins venaient en foule prier la Sainte pour obtenir la pluie.

Des ermites entretenaient le modeste sanctuaire, vivant de la charité publique et du produit de leurs jardins.

A côté de la chapelle, de nombreuses tombes creusées directement dans la roche sont plus ou moins emplies de terre et de feuilles. Elles dateraient du Moyen Âge.

 

Plateau de Manivert et grottes de la Baume (XIe-XIIIe et XVe s.)

 

   

Le plateau de Manivert est un plateau calcaire qui présente des bords assez abrupts… où, il y a une vingtaine d’années, des clubs d’escalade venaient initier les enfants à la grimpette.

Avant d’arriver à la chapelle, on longe la barre sud du plateau de Manivert où, creusées dans le roc, les grottes dites de la Baume (troglodytes) servaient d’abris aux premières familles vivant sur le plateau. Aménagées par les Cénobites, constructeurs de la chapelle, ces grottes de différentes dimensions servaient de logements, écuries ou granges. On pourra remarquer des têtes sculptées dans la pierre de chaque côté de la porte ; elles seraient là pour nous dire « passe ton chemin » et seraient, en quelque sorte, les gardiennes des lieux…

Devant l’habitation troglodyte, une tour à un étage est l’unique vestige d’une construction extérieure datant de la fin du Moyen Âge (XVe siècle environ).

On pense donc qu’à cette époque la grotte de la Baume était une grotte fortifiée.

Au début du XXe siècle, la maison jouxtant la tour était encore habitée. Sans doute a-t-elle été détruite lors du grand tremblement de terre qui a ravagé la région le 11 juin 1909.

Également creusés dans le roc, des réservoirs recevaient l’eau pluviale amenée par un réseau de petites rigoles que l’on pense pouvoir dater du XIe siècle.

 

Le mémorial de Sainte-Anne,

Monument aux Héros et Martyrs de la Résistance    

Pendant la dernière guerre, les lieux furent la cible de l’ennemi et de nombreux résistants tombèrent sous les tirs. La chapelle en révèle encore les impacts.

Sur le plateau de Manivert, une très grande stèle rend hommage à ces hommes courageux tombés pour la France.

 

Le monument, haut de 17 m et façonné entièrement en pierre de Rognes, occupe le milieu d’une clairière à la végétation rase, entourée d’une couronne d’arbres et d’arbustes et s’élève sur les lieux des combats qui, le 12 juin 1944, ont opposé les maquisards aux troupes allemandes. Bien que voué principalement aux victimes de la répression du maquis des Côtes et des environs, il constitue l’un des plus importants monuments des BdR dédiés à la Résistance, du fait de son ampleur et de la longue liste des noms qu’il honore.

« Sur ce monument sont gravés les noms des 272 résistants de notre région, victimes de la barbarie nazie. Leur mémoire est honorée en ce lieu, chaque 12 juin par le rappel du sacrifice des 62 d’entre eux tombés dans ces collines le 12 juin 1944 ». Moyenne d’âge 28 ans.