En plein cœur du Parc national des Calanques, près de Cassis, ce circuit dans la Forêt Domaniale de la Gardiole nous entraînera dans des lieux autrefois cultivés où l’on pratiquait l’élevage et l’exploitation forestière. Au départ du parking du Joli-Bois (pas de panneau) situé sur la D559 Route de la Gineste, 200m avant l’Hôtel ‘’Les Volets Rouges’’ sur la gauche en venant de Cassis (ou 200m après sur la droite en venant de Marseille), cette balade sur sentiers parfois ombragés et pistes, avec quelques passages rocailleux sans difficulté, nous amènera à l’Auberge de jeunesse de la Fontasse où nous ferons une pause. Nous profiterons de belles vues sur la rade de Cassis, le cap Canaille et les falaises Soubeyranes.

 

Inscription obligatoire avec votre lieu de RV au plus tard la veille :

– par MAIL : brigitte.cazeres@free.fr  

– ou par SMS :  06.20.53.01.69

– 1er RV : 13h à Trets sur le parking du supermarché Casino bd de l’Europe (D6).

Covoiturage à organiser (10 € A/R à partager. Mappy).

 

– 2e RV : 13h20 au Canet-de-Meyreuil sur le parking de l’Auberge Provençale (D7N route d’Aix). Se garer dans l’impasse après le restau.

Covoiturage à organiser (15 € A/R à partager. Mappy).

 

3e RV : 14h à Cassis, D559 Route de la Gineste, sur le parking du Joli-Bois (pas de panneau) situé 200m avant l’Hôtel ‘’Les Volets Rouges’’ sur la gauche en venant de Cassis (ou 200m après sur la droite en venant de Marseille). Départ de la rando.

  

– D’Aix : A8, A52 et A50 vers Toulon sortie n° 6 Carnoux. Traverser Carnoux et rejoindre la D559 qui va de Cassis à Marseille (La Gineste). Parking à gauche 200m avant l’Hôtel Les Volets Rouges.

– De Puyricard, parking de la Salle des Fêtes, av. Jean Orsini, partir à 13h10.

– De Marseille : par la Gineste. Parking à droite 1km200 après Carpiagne ou 200m après l’Hôtel Les Volets Rouges.

 

Pour cette rando : Hôtel Les Volets Rouges, Route de la Gineste, Cassis (parking 200m avant l’hôtel en venant de Cassis, ou 200m après en venant de Marseille.)

Ou le point GPS du parking : 43.233197,5.513699

 

LE COIN DES ‘’SAVANTURIERS’’ :

(La lecture nuit gravement à l’ignorance) 

 

« La marche ramène le regard à une juste dimension, apprend à gouverner le temps. Le marcheur est un roi. Un roi qui souffre d’être à contrecourant mais qui a choisi, pour aller mieux, les grands espaces plutôt que le divan des rebouteux. »
(Bernard Ollivier)  

 

La forêt de la Gardiole

   

La Forêt domaniale de La Gardiole, d’une superficie de 841 ha, s’étend jusqu’au Mont Puget. .  

– Au 18e siècle, le massif était dénudé, en raison de la surexploitation du bois et de l’abroutissement par les chèvres.

Les activités agricoles étaient centrées sur des fermes et pratiquées en restanques (oliviers, figuiers, amandiers, pois chiches) ; le pâturage était par contre très étendu à l’ensemble des collines. Son exploitation a été croissante jusqu’au 19e siècle.

– En 1897, les terrains ont été acquis par l’État au titre de la restauration des terrains en montagne. Dès le classement du domaine en série domaniale, le pâturage a été interdit et cette mesure favorisa l’extension des bouquets de pin d’Alep.

 

Les pins d’Alep étaient utilisés pour le gemmage (la récolte de leur résine ou gemme) pour obtenir l’essence de térébenthine et la colophane utilisées pour les peintures à l’huile, les produits pharmaceutiques ou pour la cire à cacheter et les savons.

Les gemmeurs recueillaient la résine dans des pots en terre. On en retrouve encore des morceaux éclatés suite aux incendies, à la Fontasse notamment.

 

– En parallèle, depuis le 17e siècle, le massif, et notamment sa bande côtière, a toujours représenté un enjeu militaire fort, en lien à la protection de Marseille.

A la fin du 19e siècle, le domaine de Carpiagne est acquis par l’Armée Française pour tenir lieu de camp d’entraînement.

– Avec le 20e siècle et l’ère du tourisme, les Calanques vont connaître l’essor de nouveaux loisirs (la chasse, la pêche, l’escalade ou la marche (les Excursionnistes Marseillais ont été créés en 1897).

 

Auberge de Jeunesse de la Fontasse

  

Seule auberge de jeunesse en France construite sur un terrain du Conservatoire du Littoral, cet ancien pavillon de chasse dissimulé au milieu de 256 ha de garrigue se dévoile après une heure de marche. Cette bâtisse 100 % écolo (panneaux solaires, éoliennes, citerne d’eau de pluie, tri sélectif et valorisation des déchets) peut accueillir 60 personnes en dortoirs et bénéficie d’un panorama époustouflant.

 

   

Gaston Rébuffat (1921 – 1985)

  Gaston Rébuffat, alpiniste français, a donné son nom à la route privée qui mène au col de la Gardiole, fermée à la circulation des véhicules depuis 2019.

Il évoque cette forêt dans ces termes : « Grands espaces de ciel, de rocher et de mer ; vastes étendues toutes en arêtes et en thalwegs, faites seulement de garrigue et de pierre, de lumière et de silence qui, grâce à leur sol sans terre et à leurs reliefs en tous sens, ont gardé leur solitude et leur vie ».  

 

Le jeune Marseillais effectue ses 1ères escalades dans les Calanques. Un prélude aux quelque 1 200 ascensions qui suivront, dont certaines sont restées mythiques.

Son ambition est tout d’abord  de s’attaquer aux grandes voies d’escalade faites avant-guerre : il réalise ainsi la 2e ascension de l’Eperon Walker des Jorasses avec Edouard Frendo en 1945.

Puis celles des faces nord de l’Eiger et du Cervin. Après sa participation à l’expédition de l’Annapurna en 1950, il ouvre avec Maurice Baquet une voie célèbre sur la face sud de l’Aiguille du Midi en 1956.

L’image de cet homme aux cheveux coupés en brosse et aux pulls Jacquard est bientôt célèbre. Très populaire, Rébuffat est resté une icône pour nombre de passionnés de la montagne, personnage original qui fut tout à la fois guide de montagne, écrivain, conférencier, photographe et cinéaste.

A 21 ans, il rentre dans la prestigieuse compagnie des Guides de Chamonix. Il partagera ensuite son existence entre les plus hauts sommets de la terre et l’écriture de scénarios ou de livres (Du Mont-Blanc à l’Himalaya, Étoiles et Tempêtes, Entre terre et ciel…).

 

« L’alpiniste est un homme qui conduit son corps là où, un jour, ses yeux ont regardé… » G. R.

« Tous les enfants grimpent pour le plaisir de grimper. Pour le plaisir de découvrir, de voir plus loin et de plus haut. Si à ces deux plaisirs vient s’ajouter celui de l’amitié de la cordée, voilà l’alpinisme ! » G.R.